Cat's World

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Sibérien

L'Histoire des Sibériens Classiques et des Névas Masquerades

L'Histoire des Sibériens Classiques et des Névas Masquerades

Origines

L’origine des Sibériens se cache dans les profondeurs des siècles et amène beaucoup de discussions. La seule chose sur laquelle tout le monde s’accorde, c’est leur pays d’origine, la Russie.

C’est au 16e siècle que l’on parle de chats semblables aux Sibériens pour la première fois. On les appelait alors « Boukharskiye ». On entend encore ce nom aujourd’hui dans certains petits villages au bord de la Volga. Une hypothèse dit que, après l’ouverture de la Sibérie, certains habitants de la Russie européenne y sont venus en emportant avec eux des chats domestiques. Ces derniers se sont accouplés avec les chats sauvages des forêts de Sibérie créant ainsi cette nouvelle race.

Une autre hypothèse dit que les Sibériens sont apparus à l’époque du commerce entre Asie et Russie. Des chariots venant d’Asie allaient alors jusqu’au centre de la Russie. Ils auraient ainsi pu emporter des Sibériens dans tout le pays. Ces échanges entre chats de régions lointaines auraient joué un rôle dans l’amélioration de la race.

En fait, il semblerait plus judicieux de réunir ces deux hypothèses parfaitement compatibles. Ensemble, elles expliquent parfaitement comment cette race a pu naître et se développer.

En étudiant le nom « Boukharskiye », on peut remarquer que Boukhara est une ancienne région d’Asie (dans l’actuel Ouzbékistan) avec laquelle la Russie faisait beaucoup de commerce. Il est aussi à noter que, il y a 200 ans, les « boukharskiye » furent exportés également vers l’Europe du Nord où ils sont devenus les ancêtres des actuels chats des Forêts Norvégiennes. Ainsi, Sibériens et Norvégiens ont les mêmes racines asiatiques.

Développement

Le développement et la reconnaissance des Sibériens furent assez complexes. Pendant siècles, ils vécurent au milieu sans être appréciés comme une nouvelle race exceptionnelle. Ils couraient dans les rues sans distinction avec les chats de gouttière. Ils ne furent remarqués qu’en 1987 ! Des éleveurs russes participaient alors pour la première fois à une exposition féline internationale. Les chats qu’ils y ont amenés n’avaient pas d’origines très précises. Leur seul point commun était leur morphologie qui fût gardée comme l’idéal du Sibérien : une force incroyable, une ossature lourde, une tête ronde et un menton fort.

Ces Sibériens furent utilisés pour décrire le premier standard de la race en 1989. En 1992, les Sibériens étaient reconnus à la World Cat Fédération et 1997 à la FIFE. En 2006, ils ont reçu le droit de participer dans les concours CFA. Les Sibériens sont donc une race très jeune en Europe. Les premiers élevages sont apparus au début des années 2000 seulement.

Les Neva-Masquerades

A peine les standards de la race étaient-ils établis par les différentes organisations internationales, de nouveaux Sibériens apparaissaient sur les podiums : les Neva-Masquerades dont le nom officiel est Sibérien Colour Point. En Russie, les classiques et les Neva furent reconnus en même temps, au début des années 1990. Lors des premières expositions félines à Moscou, la proportion entre eux était de 4 classiques pour 1 Neva.

Mais les Neva ont su séduire par leurs yeux bleus. Ils rappellent leurs ancêtres sauvages qui aimaient la liberté par leur pelage clair ramenant à la neige de la Sibérie lointaine et mystérieuse. Ils se sont fait aimer en Russie, où la quantité des élevages a vite grandi, mais aussi en Europe où ils sont arrivés au début des années 2000. Les premiers élevages se sont ouverts en Allemagne. Maintenant, ces chats ont envahi le monde entier y compris la Corée du Sud ou l’Afrique du Sud.

 

 

Et maintenant

Actuellement, les Sibériens (qui ne forment qu’une seule race pour classiques et Neva) sont assez rares en France. Ils occupent la 21e place au nombre de naissances enregistrées par année au Loof avec 0,54% des chatons de race. Leur développement est assez stable. Entre 2003 et 2005 naissaient annuellement environ 32 chats. En 2011, 268. Pendant 9 ans, de 2003 à 2011, sont nés 958 chatons sibériens. Pour comparer, pendant ces mêmes 9 ans, sont nés 39 381 persans, 28 797 sacré de Birmanie et 25 189 Maine Coon…


Vaccins et tests

1)   Les vaccinations

La vaccination annuelle est une condition indispensable pour que le chat puisse avoir une vie longue et saine. C’est le moyen le plus sûr de protéger l’animal des infections grave. Chaque propriétaire d’un animal domestique doit suivre le planning des vaccinations de manière stricte et en accord avec son vétérinaire. Même un chat qui ne sort pas peut attraper une infection par les microbes ramenés, par exemple, sous les chaussures du propriétaire. Il est donc vital de faire toutes les vaccinations. La première doit être faite à l’âge de 8 semaines. Elle se compose de vaccins contre les éléments suivants :

Le typhus : Le virus à la base de cette maladie peut résister très longtemps, plus d’un an dans l’environnement naturel. Le chat peut mourir du typhus en moins de 12 heures. Les symptômes de cette maladie sont : forte fièvre, anorexie, déshydratation et vomissements. Le taux de mortalité se situe entre 50 et 60%. Si une femelle enceinte attrape ce virus, elle peut le transmettre à ses chatons qui, dans le premier mois de vie, perdront la capacité de bouger avant de mourir.

Le calcivirus et la rhinotrachéite (le choriza) : Le virus à la base de ces maladies touche les voies respiratoires. Ces deux maladies se développent de la même manière. On peut  observer une forte fièvre, de la toux, du pus dans les yeux, des larmes qui coulent en permanence ou encore un nez bouché. La maladie dure entre 2 et 6 semaines. Même si la première fois l’animal guérit, il peut rester porteur du virus et le propager parmi ses compagnons. Un autre danger est d’avoir un rhume qui ne guérit pas complètement. Il revient alors de manière chronique et surtout en cas de stress.

La chlamydia (pneumonie) : Maladie bactériologique des voies respiratoires. La particularité de cette maladie est de toucher surtout les yeux. Le chat multiplie les conjonctivites. Les symptômes peuvent disparaître en 10 jours sans traitement. Mais une récidive est possible. On pourra alors observer du pus dans les yeux, de la toux et des éternuements. Le risque de mortalité d’un animal non vacciné est grand. Pour les chatons, il est de 100%. Un animal adulte avec un bon système immunitaire peut combattre la pneumonie mais le risque vital sera toujours présent.

 

Les vaccinations citées nécessitent un rappel à l’âge de 12 semaines. A mon sens, c’est vraiment un strict minimum. S’il existe une vaccination contre une maladie virale, il faut la faire. Il est mieux d’éviter le problème que de se battre avec ses conséquences souvent fatales. Ainsi, s’il n’est pas obligatoire, il est très souhaitable de vacciner le chaton contre deux maladies supplémentaires : la leucose et la rage.

La leucose : c’est une forme de cancer qui peut atteindre n’importe quel organe. Elle s’accompagne d’une baisse d’immunité et peut donc s’aggraver par des infections sans lien avec le cancer. Les symptômes sont : forte fièvre, perte de poids, apathie, perte d’appétit. Ils peuvent apparaître durant les deux années qui suivent la contamination. La leucose peut s’attraper lors d’une morsure par un animal porteur ou lors d’un léchage avec échange de salive. La vaccination d’un chat atteint est inutile et sans effet. Il peut s’écouler quelques mois entre l’apparition des premiers symptômes et la mort. Pour éviter la leucose, il est nécessaire de vacciner une première fois le chaton vers 9 semaines. Puis de faire un rappel 3 à 4 semaines plus tard. La vaccination est annuelle.

La rage : Si son taux de mortalité a baissé, le risque de contamination reste présent. Sans un cachet dans le passeport du chat confirmant que le vaccin a été réalisé, il est impossible de franchir les frontières d’un pays ou de participer aux expos pour les chats étrangers. La rage est une maladie mortelle provoquée par un virus présent dans la salive. Elle se transmet d’un animal malade à un animal sain lors d’une morsure ou s’il y a des coupures sur l’animal sain. Les symptômes sont : changements de comportement soudains (d’agressif à très câlin), salivation et perte du contrôle des mouvements. La maladie ne dure pas plus d’une semaine. Son issue est à 100% mortelle. La rage du chat peut se transmettre à l’homme et, sans traitement, amener la mort. La vaccination est donc utile pour l’éviter. La première ne peut se faire avant 3 mois et un rappel doit être effectué un mois plus tard.

Toutes ces vaccinations décrites facilitent la vie de votre animal. La vaccination annuelle est la garantie d’une vie tranquille. Malheureusement, il existe des maladies contre lesquelles il n’y a aucun vaccin. Deux maladies incurables touchent beaucoup les chats : le SIDA et la PIF.

Le SIDA (FIV) : Cette maladie ressemble à celle de l’homme. Parfois, le chat meurt d’une maladie non lié au Sida mais due à la baisse d’immunité qu’il provoque. La transmission se fait par les morsures. Les symptômes peuvent apparaître 8 à 10 ans après la contamination. Ils sont pareils à ceux observés pour la leucose.

La PIF (péritonite infectieuse féline) : son virus se transmet lors d’un contact avec les excréments d’un chat porteur. Habituellement, il y a plus de chats porteurs que de chats qui développent la maladie. Le chat porteur sera contagieux jusqu’à l’apparition des premiers symptômes chez lui. Ces derniers sont très variables mais on peut voir assez systématiquement une forte fièvre et une perte d’appétit. On ignore les facteurs de développement de cette maladie. Peut-être est-elle liée à un système immunitaire affaibli… On distingue la PIF sèche de la PIF humide. L’humide se caractérise par un ventre gonflé car rempli de liquide (ascite). Ce dernier peut aussi remplir les poumons. La sèche amène des symptômes extrêmement variables comme, par exemple, un œil qui devient opaque. La maladie dure 1 à 3 mois et est à 100% mortelle.

 

Il faut également accorder une attention particulière à la vermifugation. Il faut ainsi donner un vermifuge par mois jusqu’à l’âge de 6 mois puis 3 à 4 par an. La quantité peut être augmentée pour les chats ayant accès à l’extérieur. Les vermifuges évitent la propagation de vers dans l’estomac du chat. Sans eux, les vers peuvent remplir son estomac. Et si en plus l’animal est affaibli pour une autre raison, ils peuvent entraîner la mort.

 

2)   Le dépistage des maladies chez le chat

 

S’il est nécessaire de prévenir les maladies des chats, il faut aussi savoir les dépister pour mieux les contrôler. Dans ce but, tous nos chats passent les tests pour les maladies suivantes :

Le test FELV-FIV : le test permet de dépister la leucose et le sida. Il est simple et sûr. Avant la saillie, on prend une goutte de sang chez les deux futurs parents. Cette seule goutte, mise sur un papier de test spécifique est suffisante pour savoir si le chat porte une de ces maladies et donc le sida ou la leucose.

Le test PKD : La PKD (déficience en pyruvate kinase) est également spécifique à l’abyssin. C’est une maladie génétique qui apparaît sous forme de kystes dans les reins. On les voit déjà chez le nouveau-né mais ils sont alors assez petits. Avec le temps, ils grandissent et détruisent les reins, provoquant une insuffisance rénale. Les mâles sont autant touchés que les femelles. Le chaton peut être testé pour cette maladie à partir de 10 mois. La fiabilité du test est alors de 95%. Les kystes grandissant lentement, le chat peut ne déclarer la maladie que vers 7 à 8 ans. Chez d’autres, elle peut apparaître dès 1 ou 2 ans. Tous les chats porteurs déclareront un jour la maladie. Un seul parent atteint suffit pour qu’elle se transmette aux chatons. Si les deux parents sont atteints, le chaton mourra avant même la naissance. Il n’existe aucun traitement pour guérir la PKD ou la ralentir. Les kystes étant présent dans les reins dès la naissance, il est impossible de les enlever.

Le test HCM/CMH : La cardiomyopathie hypertrophique féline est une maladie grave très répandue chez les chats. Elle consiste en une augmentation de l’épaisseur des muscles du cœur (myocarde) qui amène au développement d’une insuffisance cardiaque. Parfois, on ne découvre que le chat avait cette maladie qu’à l’autopsie.

Les premiers symptômes sont : des difficultés respiratoires (le chat souffle la gueule ouverte) et la fatigue (le chat se fatigue vite et supporte difficilement le jeu ou les activités physiques). La HCM amène souvent l’apparition de thromboses. Elle peut avoir un développement précoce où le chat se retrouve en phase finale entre 1 et 3 ans. Mais on observe aussi des développements tardifs avec une apparition de la maladie à plus de 8 ans.

Le diagnostic se fait à partir de un an par une échographie. Le vétérinaire regarde alors tous les paramètres cardiaques et conclut si la HCM est présente ou s’il y a un risque d’apparition. Il est nécessaire de répéter cette échographie tous les 3 ans. Un traitement commencé en retard car la maladie n’a pas été diagnostiquée à temps augmente le risque d’une issue mortelle. Le chat atteint doit être suivi par un vétérinaire et prendre un traitement spécial pour éviter une aggravation.